Retour au pays
Phrase bateau n°1: Je ne suis plus la même...
Je n'écris pas beaucoup, ou plutôt pas souvent, et j'en suis navrée pour ceux qui persistent à passer de temps en temps, entre quelques mails, un raid d'Ogame, un article de wiki, du monde ou de l'équipe.fr, sur mon blog... (peut être ai-je un peu réduit mon public potentiel en quelques mots...) et qui n'ont rien à se mettre sous la dent.
Quand j'étais à l'autre bout du monde (hou! j'en ai des frissons rien qu'à le dire...), je trouvais que tenir un blog était une bonne façon de donner des nouvelles en décrivant ce que je voyais, ce que j'apprenais, ce que je découvrais dans des endroits plutôt différents de la France et de faire part de mes expérience à ceux qui voulaient. Aussi, quand je suis rentrée sur la terreuh de mes ancêtreuh (le "euh" essaie de colorer mes écrits avec un accent du sudeuh... pour ceux qui ne voyaient pas le rapport), je ne voyais plus vraiment l'intérêt de raconter ma vie, puisque sensiblement égale à celle d'avant et surtout à celle des gens qui s'intéressent vaguement à ce sur quoi je peux blablatter ici. Et bizarrement, après en avoir discuté avec quelques personnes, je me suis rendue compte que ça intéressait toujour ce que je pouvais avoir à dire (peut être ai-je trop interprété...)... Flattée, je me suis faite à l'idée qu'il ne fallait peut être pas laisser cette page toute pleine de pixels dans l'oubli total, jusqu'au prochain voyage qui tardera surement un peu à venir, et je me suis creusée les méninges pour savoir de quoi j'allais parler...
Ma vie en ce moment n'est pas particulièrement trépidante, quand on se réfère aux codes sociaux classiques qui définissent une vie trépidante... Bruce Willis a une vie trépidante, Harry Potter a une vie trépidante, Nicolas Hulot a une vie répidante, Sarko a une vie trépidante... Mais en réalité, la n'est pas le fond du problème. Le problème c'est que, même si ma vie a surement un intérêt, je sais pas si ça vaut vraiment le coup d'en écrire un roman sans risquer le flop complet.
Parler de mon travail, de ma vie quotidienne, de mes découvertes cinématographiques, musicales... (je laisse ça à d'autres qui savent mieux en parler que moi, quand ils s'y mettent), ne m'intéresse pas plus que ça. Ou plutôt, cela pourrait m'intéresser, mais je suis pas sûre que ça vous intéresse (imaginez moi en oncle Tom vous pointant du doigt).
Et au fond, je crois que c'est ça qui me gène. Je pense trop au récepteur de l'information dans l'histoire, alors que le soulagement de l'émetteur qui débale son sac pourrait être suffisant pour trouver la motivation à l'écriture.
Tout ça pour dire que si j'ai le temps, si je le prends et en plus, si je le veux, je vais écrire encore...
