
Le micro:
Le micro (ou plutot la micro comme le disent les chiliens, sans raison apparente puisqu'on l'appelle aussi le bus...) est le moyen de locomotion le plus utilisé et le plus populaire au Chili. Il est relativement économique bien qu'il n'existe pas de système d'abonnement, seulement des réductions scolaires et étudiantes. Le prix du billet diffère d'ailleurs suivant que l'écolier vienne du privé ou du public. L'enfant du privé paie plus cher, c'es probablement du au fait que ses parents sont supposés ête plus riches et peut être aussi pour insiter les parents a mettre leurs enfants dans le public, qui n'a pas du tout bonne réputation... A Valparaiso le micro fait partie d'un ensemble assez complexe de transports en commun: le troley électrique unique au Chili, le collectivo, sorte de taxi à itinéraire fixe qui accueille plusieurs passagers, l'acensor qui permet de reposer les jambes pour monter dans les cerros (colines-quartiers de Valpo) , le metro très moderne qui longe l'eau entre Valpo et Viña... mais y a pas photo, c'est sur le micro qu'il y a le plus de choses à raconter...
Les micros, y en a de toutes les couleurs, avec toutes les directions possibles et imaginables, ils sont des millions et c'est quasi impossible de se souvenir de toutes les lignes et de tous les numéros. Ils passent tout le temps, y compris la nuit, meme si le trafic est nettement reduit. Il existe de multiples compagnies de micro qui se divisent le marché et sont dirigées par des hommes d'affaires. Le chauffeur de micro est payé selon les passagers qu'il prend, il ne reçoit pas de salaire fixe tous les mois: il doit gagner son salaire... C'est entre autre la raison qui fait qu'un micro est par essence fourbe et fou.
Fourbe tout d'abord: puisque son salaire dépend du nombre de billets qu'ils coupe chaque jour, le chauffeur de micro utilise plusieurs techniques: tout d'abord, et c'est la première chose à savoir pour le touriste non averti, le chauffeur de micro peut être tout a fait gentil, mais pas pour autant honnête dans certaines occasions... Si il se rend compte que vous n'êtes pas tout a fait au courant des tarifs, vous pouvez être sûr de vous faire entuber, ça lui fera un peu d'argent de poche. Parfois, au lieu de mettre l'argent qu'on lui donne dans sa caisse, le chauffeur le met directement dans sa poche, petit plus sûr, sur lequel son patron ne touchera pas sa part. Il use de multiples petites tactiques pour assurer son gagne pain, en donnant des demis billets pour le prix d'un et ainsi garder la moitié pour sa tirelire.
Fou: Le chauffeur de micro est mis contemment sous pression puisqu'ils n'est jamais sûr d'avoir le même salaire d'un mois à l'autre. A Santiago, certains conducteurs de micros utilisent la cocaine pour s'exiter et rester au maximum de leur potentiel durant toute la journée et la nuit. Santiago est aussi réputée pour ses agressions de chauffeurs par des toxicomanes en manque qui sont près à tout pou de l'argent et depuis quelques années, tous les micros santiaginos sont équipés de caméras de surveillance. Le micro peut être le théâtre d'épisodes dramatiques: un jour un clown est entré dans un micro sans que personne ne soit effrayé par son attitude, ils a sorti un pistolet et a canardé les passagers... (je ne sais pas de quand date cet histoire, mais elle est véridique).
Dans chaque micro, on trouve un panneau avec marqué que le véhicule ne roule pas au dessus de 50 km/h, mais rares sont les conducteurs de micro qui s'y tiennent. Ça doit être parce qu'il n'y a que les passagers qui peuvent lire l'écritau. Avec tous les risques qu'il prend sur la route, la chauffeur se tourne naturellement vers le ciel pour le potéger et quasiment chaque bus est orné d'une icône de Jésus ou de la vierge qui brille au dessus du pare brise. Le conducteur ne s'arrête pas la en général, et il adore customiser sont outil de travail. Ainsi la majorité des micros sont des fans de Mercedes, de BMW ou encore de Ferrari et expose tous leurs ecussons. On trouve aussi toutes sortes de bidules qui pendent du rétroviseur comme dans les camions et il arrive de découvrir des objets ou écritures d'un extrême kitch sur le tableau de bord. On ne peut s'empêcher de sourir quand un gros autocollant "Bad Boy" siège à côté du Christ. Le tryptique classique pour un rétroviseur c'est: une pin-up, un jesus ou une vierge, et winnie l'ourson (les chiliens sont fans de winnie l'ourson, allez savoir pourquoi, et les vendeurs qui passent dans le micro avec trois fois rien on toujours des autocollants de winnie...), mais il y a des micros très inventifs...
