21 août 2006


Le micro:

Le micro (ou plutot la micro comme le disent les chiliens, sans raison apparente puisqu'on l'appelle aussi le bus...) est le moyen de locomotion le plus utilisé et le plus populaire au Chili. Il est relativement économique bien qu'il n'existe pas de système d'abonnement, seulement des réductions scolaires et étudiantes. Le prix du billet diffère d'ailleurs suivant que l'écolier vienne du privé ou du public. L'enfant du privé paie plus cher, c'es probablement du au fait que ses parents sont supposés ête plus riches et peut être aussi pour insiter les parents a mettre leurs enfants dans le public, qui n'a pas du tout bonne réputation... A Valparaiso le micro fait partie d'un ensemble assez complexe de transports en commun: le troley électrique unique au Chili, le collectivo, sorte de taxi à itinéraire fixe qui accueille plusieurs passagers, l'acensor qui permet de reposer les jambes pour monter dans les cerros (colines-quartiers de Valpo) , le metro très moderne qui longe l'eau entre Valpo et Viña... mais y a pas photo, c'est sur le micro qu'il y a le plus de choses à raconter...

Les micros, y en a de toutes les couleurs, avec toutes les directions possibles et imaginables, ils sont des millions et c'est quasi impossible de se souvenir de toutes les lignes et de tous les numéros. Ils passent tout le temps, y compris la nuit, meme si le trafic est nettement reduit. Il existe de multiples compagnies de micro qui se divisent le marché et sont dirigées par des hommes d'affaires. Le chauffeur de micro est payé selon les passagers qu'il prend, il ne reçoit pas de salaire fixe tous les mois: il doit gagner son salaire... C'est entre autre la raison qui fait qu'un micro est par essence fourbe et fou.
Fourbe tout d'abord: puisque son salaire dépend du nombre de billets qu'ils coupe chaque jour, le chauffeur de micro utilise plusieurs techniques: tout d'abord, et c'est la première chose à savoir pour le touriste non averti, le chauffeur de micro peut être tout a fait gentil, mais pas pour autant honnête dans certaines occasions... Si il se rend compte que vous n'êtes pas tout a fait au courant des tarifs, vous pouvez être sûr de vous faire entuber, ça lui fera un peu d'argent de poche. Parfois, au lieu de mettre l'argent qu'on lui donne dans sa caisse, le chauffeur le met directement dans sa poche, petit plus sûr, sur lequel son patron ne touchera pas sa part. Il use de multiples petites tactiques pour assurer son gagne pain, en donnant des demis billets pour le prix d'un et ainsi garder la moitié pour sa tirelire.
Fou: Le chauffeur de micro est mis contemment sous pression puisqu'ils n'est jamais sûr d'avoir le même salaire d'un mois à l'autre. A Santiago, certains conducteurs de micros utilisent la cocaine pour s'exiter et rester au maximum de leur potentiel durant toute la journée et la nuit. Santiago est aussi réputée pour ses agressions de chauffeurs par des toxicomanes en manque qui sont près à tout pou de l'argent et depuis quelques années, tous les micros santiaginos sont équipés de caméras de surveillance. Le micro peut être le théâtre d'épisodes dramatiques: un jour un clown est entré dans un micro sans que personne ne soit effrayé par son attitude, ils a sorti un pistolet et a canardé les passagers... (je ne sais pas de quand date cet histoire, mais elle est véridique).
Dans chaque micro, on trouve un panneau avec marqué que le véhicule ne roule pas au dessus de 50 km/h, mais rares sont les conducteurs de micro qui s'y tiennent. Ça doit être parce qu'il n'y a que les passagers qui peuvent lire l'écritau. Avec tous les risques qu'il prend sur la route, la chauffeur se tourne naturellement vers le ciel pour le potéger et quasiment chaque bus est orné d'une icône de Jésus ou de la vierge qui brille au dessus du pare brise. Le conducteur ne s'arrête pas la en général, et il adore customiser sont outil de travail. Ainsi la majorité des micros sont des fans de Mercedes, de BMW ou encore de Ferrari et expose tous leurs ecussons. On trouve aussi toutes sortes de bidules qui pendent du rétroviseur comme dans les camions et il arrive de découvrir des objets ou écritures d'un extrême kitch sur le tableau de bord. On ne peut s'empêcher de sourir quand un gros autocollant "Bad Boy" siège à côté du Christ. Le tryptique classique pour un rétroviseur c'est: une pin-up, un jesus ou une vierge, et winnie l'ourson (les chiliens sont fans de winnie l'ourson, allez savoir pourquoi, et les vendeurs qui passent dans le micro avec trois fois rien on toujours des autocollants de winnie...), mais il y a des micros très inventifs...

07 août 2006

Viña del Mar: et si y a un tsunami?

Pour notre premier week end à Valparaiso, le temps n'est pas à la balade mais aux considérations bassement matérialistes (que nous pouvons d'ailleurs nous permettre, sachant qu'il nous reste 5 mois pour visiter une ville à laquelle le guide du routard accorde environ une semaine et demi maximum, mais en intensif): achat de pulls, chaussettes, pantalons (il ne fait jamais vraiment froid à Valparaiso qu'ils disaient) et repérage des lieux avant la rentrée étudiante. J'apprends le samedi après midi que mes cours ne se déroulent pas à Valpo mais à Viña del Mar, à environ 20/30 minutes de bus ou métro du centre de Valparaiso. Cette révélation, qui ne me fait guère plaisir au départ, nous amène donc à choisir de passer notre premier dimanche de soleil à Viña ce qui est en réalité une sortie assez commune finalement.
En effet, Viña est une station balnéaire très prisée par les chiliens qui ont un peu ou beaucoup de sous ou par les familles de Valparaiso qui sortent les jours fériés (et mamie) manger une glace en déambulant sur la promenade du bord de mer. Autant dire qu'on étaient pas les seules à faire la queue au marchand de glace.
Viña, c'est des buildings d'appartements avec vue sur le pacifique type grande motte ou palavas les bains de pieds, des centres commerciaux, des grandes chaines de boutiques occidentales, des rues en damier qui s'appellent: norte 1, norte 2... oeste 1, oeste 2..., des guitounes pour touristes qui vendent des écharpent faites au Népal et des bonnets péruviens (mais là, y a déjà plus de logique). Bref, une ville comme on en trouve plein, un peu partout sur la planète.
Pourtant, les Chiliens prennent de plus en plus conscience que la vitesse avec laquelle Viña a été construite n'en améliore ni son esthétique, ni la sécurité de ses habitants. Il y a peu, un film réalisé par un géologue chiliens (je cherche le nom pour la prochaine mise à jour) a fait beaucoup de bruit. Le film simule ce qui se passerait sur la cote entre Viña et Valparaiso s'il y avait un raz de marée. Le résultat en est un excellent film catastrophe qu'on pourrait très bien attribuer au premier réalisateur américain venu. Si un tsunami venait à se déchainer dans la baie, les immeubles de bord de mer s'effondreraient, les rues de Viña seraient innondées, les metro qui fait la liaison Valpo Viña serait englouti... Suffisament pour faire peur donc... et par là, espérons le, faire réfléchir sur l'urbanisation massive des cotes pour faire plaisir aux nouveaux riches.
Un point positif sur Viña del mar? les très bons restaurants de poisson pour pas cher...
Viña est l'endroit revé pour les coups de cafard lorsque l'on est en manque d'occidentalisation: un petit peu de shopping et tout va mieux, et au moins, la bas, les chiliens ne nous surnomment pas gringo/a: ils sont habitués à voir des américains à chaque coin de rue et une blonde sur chaque panneau publicitaire.