Dans les nuages de Tarapoto.
Toute ma vie j'ai rêvé d'être une hôtesse de l'air...
Il y eu Paris, tout simplement parce qu'il faut chercher le petit point qu'est devenu la Tour Effeil...
Il y eu Santorin, en Grèce, parce que la piste était tellement courte qu'on aurait cru amérir en pleine Méditerranée.
Il y eu Santiago du Chili pour pouvoir admirer la Cordillère des Andes enneigée, rosie par le lever du soleil.
Il y eu aussi Cusco, parce que découvrir un ville de toîts oranges au milieu des plateaux andins déclinés dans tous les tons de vert était inespéré après des mers de nuages gris et noirs menacants.
Et maintenant, je peux ajouter a la liste des meilleurs décollages et atterrissages de mon histoire (courte mais non moins riche pour autant): Tarapoto.
Ca sonne bizarre, pas très féerique (Surtout qu'au Chili, en espagnol, "poto" signifiait pour moi "cul"). Pourtant, cette petite ville péruvienne de la région de San Martin m'a enchantée quand je l'ai quittée. Non pas parce que j'étais heureuse de partir, du moins pas plus que la moyenne: c'était un départ de plus durant un voyage. Mais parce que j'ai vu un instant la forêt amazonienne depuis le ciel. Des collines, des vallons recouverts de miliers d'arbres qui champignonnent comme des brocolis, tous plus hauts les uns que les autres, d'un vert franc... et pour ajouter au paysage, les méandres des fleuves et rivieres qui alimentent plus loin le célebre fleuve Amazone.
Tarapoto se situe tout juste au commencement de l'Amazonie et au loin, on peut encore apercevoir les nuages de coton qui se juchent au sommet de la Cordilière. De temps en temps, durant la saison sèche, une petite bande de cumulus se détache pour venir survoler les collines de brocolis. Quand l'avion les taquine de ses ailes, on aimerait s'y jeter pour y fair un somme, au soleil, en croquant de temps en temps leurs chutes de barbe à papa.
Je me suis crue Yann Arthus Bertrand, dévoilant au monde les beautés de notre Pachamama vue du ciel. Manque de bol, les photos de mon petit numérique à travers le hublot ne font pas mouche comme celles prises depuis un hélicoptère particulier avec un zoom de paparazzi.
Le Pérou est un pays de contrastes. Contrastes de populations, de richesse, de paysages, de cultures, de couleurs, de dialectes... Et non! Le Pérou, ce n'est pas seulement une mamita en habit traditionnel quechua avec une chapeau melon qui promène son llama en machant des feuilles de coca devant le Machu Picchu. C'est bien plus que ca.
Il y a du désert, il y a des forêts, des montagnes, des plateaux, des pleines, des lacs, des glaciers, des rivières... Bref... Des tas de choses a voir. Et je dois avouer qu'après avoir découvert le froid des plateaux andins et le vide des déserts côtiers, un petit saut dans les poumons de la terre m'a donné la patate (originaire du Pérou soit dit en passant).
Vive les arbres, les papillons et les moustiques. Jungle Boogie!
